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Nous arrivons à la fin de notre premier mois en Afrique du sud, déjà !

Suite à mon dernier article, plusieurs personnes m’ont demandé comment s’étaient passés ces semaines dans ce centre de permaculture. Ce fut une bien belle expérience de vie, pour nous mais notamment pour les enfants qui sont partis à regrets de ce petit havre de paix.

 

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Loin de tout (enfin à 25 min à pied du village où l’on pouvait se ravitailler quand même !) et de toute sollicitation, dans la nature profonde, les enfants et Noé principalement se sont régalés. Entre les animaux à s’occuper, Noé est notamment devenu professionnel « d’arrachage de tiques sur les chiens (!) » ; les câliner, Yanaël n’étant pas en reste pour s’allonger sur le gros chien foufou ; et leur donner à manger ce que Joshua faisait avec joie et application ; les petits services à rendre dans le jardin, quelques menus bricolages et décorations qu’ils ont pu faire pour notre petite maison en bois où nous vivions et les sorties à la rivière où nous avons décidé d’un commun accord qu’il ne devait pas y avoir de crocodiles, « ça se saurait », les journées passaient vite pour eux.

 Et j’oubliais…Le « home schooling » qui les occupait 2-3h par jour (2h le matin et 1h l’après-midi pour l’anglais, et les matières plus reposantes comme la musique, les sciences de la vie et de la terre,etc). Globalement, un bon début pour eux, comme pour moi.

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De notre côté, passé le premier week-end de stress, un petit quotidien bien agréable s’est installé dans ce lieu aux toilettes sèches, à la douche en plein air (mais avec douche chaude !), aux lessives à la main, aux repas partagés en petite communauté, aux barbecues appelés « braai » de fin de semaine, discussions dans un anglais balbutiant au coin du feu devant un ciel étoilé magnifique…

 

Spectacle de maniement du bâton, puis de bolas enfflammées la nuit

Fabrication d'attrape-rêve

 

 

Alors, pourquoi être partis de ce lieu-là me demanderez-vous ? Parce que derrière ces très bons aspects, le rythme était encore trop lourd pour moi, qui aurai bien besoin de me reposer en ce moment.

Entre l’école aux enfants, les lessives que nous faisions à la main (j'ai eu de grandes pensées pour ma mamie avec ses 6 enfants sans machines à laver), les heures de volontariat que je passais principalement aux tâches domestiques des repas (ce qui ne m’a pas beaucoup appris sur la permaculture !:)), le désherbage du jardin, les moments sur le qui-vive à surveiller les enfants des différentes bêtes nocives pour eux, les mauvaises nuits enchainées à cause des chiens qui protègent le site mais aboient toute la nuit, l’absence de connexion internet pour nous relier au monde (et  pour effectuer les recherches que nous avons actuellement à faire), nous avons décidé de reprendre des vacances une semaine plus tôt que prévu. Ce premier volontariat a bien plu à Jp qui s'est vu attribuer des travaux de force (dessouchage à la main, déménagement de pièces lourdes,etc).

 

 

A la rivère, à 5kms de Happy Toes

 

 

Nous sommes donc partis mercredi matin pour retourner en bus à Johannesburg puis descendre dans le sud, dans le Kwazulu-natal, au bord de l’océan indien puis nous descendrons petit à petit, après un petit arrêt dans le Drakensberg à la frontière avec le Lesotho, plus au sud encore, la Wild Coast dans la province du Cap oriental, pour arriver près de Port Elisabeth 10 jours plus tard, pour débuter notre prochain volontariat, auprès d’une famille avec 3 enfants, des mêmes âges que les nôtres et en homeschooling aussi, qui cherchent des volontaires pour continuer la construction d’une maison en terre (rondavel), typique d’ici.

 

 

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Nous continuons notre cheminement extérieur et intérieur pour notre retour en France.

Nous nous orientons en ce moment sur un retour fin mars, à l’expiration de notre visa, fort probablement à Sciez dans une caravane, pour quelques mois !

Les connexions internet étant compliquées encore pour l’instant, nous apprécions beaucoup vos messages mais surtout, ne vous offusquez pas de nos absences de réponses.

« On est ensemble… » Comme on dit en Afrique.