Un petit post plus léger sur les routes de Madagascar.

Il y a tant à raconter qu’on ne sait par où commencer.


Tout d’abord, on ne parle pas en km à parcourir mais en nombre d’heures de voyage tant les routes sont abimées ou tout simplement absentes.


La plus grande route qui traverse en partie l’île, du nord au sud est la fameuse RN7.


On peut s’attendre à une route correcte mais non, vous roulez tranquillement à 70 km/h ce qui n’est déjà pas si fréquent et au détour d’un virage vous pilez pour éviter un trou, que dis-je une crevasse de 2 mètres de profondeur, ou un éboulis.


Cette fameuse route « grouille » de personnes marchant au bord sans qu’on sache réellement où ils vont car le prochain village est à des dizaines de km. Ils semblent perdus en pleine nature mais ce n’est pas le cas, ils n’ont tout simplement pas peur de marcher. D’ailleurs je vous mets au défi de trouver une personne obèse. J’ai du voir en quatre mois deux personnes en surpoids léger.


Et si ce n’est pas les montées, les trous, les éboulis qui vous freinent alors ce sont les troupeaux de zébus qui vont vous faire rouler au pas, ou de canards, ou de chiens errants. Normal sur la RN7!


Sur cette route, vous pouvez aussi vous retrouver tout d’un coup sur une portion en terre, voire être déviés sur une piste pour contourner un pont qui s’est écroulé vers un autre construit à la hâte.


Quand on est en ville, c’est une toute autre histoire. Il nous faut nous frayer un chemin entre les personnes qui marchent au milieu de la route (normal !), les taxis qui s’arrêtent au milieu de la route pour laisser descendre quelqu’un (normal !) et les baramba sur lesquels ils entassent plusieurs tonnes de marchandises qu’ils poussent à plusieurs avec leur tête en montée et en plein cagnard.




Et ne croyez pas vous défouler sur le klaxon quand vous pilez derrière un taxi qui s’arrête sans prévenir car cet instrument sert à dire merci. En effet quand vous laissez passer quelqu’un, celui-ci vous remercie à votre hauteur par un coup de klaxon. Ce dernier sert aussi à avertir les personnes marchant au milieu de la route que vous arrivez. C’est marrant de les voir alors faire un saut de cabris sur le côté.


Les priorités sont à gauche et non à droite. Il n’y a quasiment pas de rond point et ce ne sont qu’un poteau au centre qui les matérialise.  Les feux tricolores, je n'en ai jamais vus !


Il y a parfois quelques policiers à des carrefours encombrés qui font la circulation en sifflant à longueur de journée et en de désarticulant. C’est plus rigolo à voir que réellement efficace !


Enfin, il faut être prêt à vous serrer ou monter sur les trottoirs devant les camions ou voitures qui déboitent devant votre nez car une voiture les gène. En France, si un obstacle nous gène nous cédons la place avant de passer sur notre gauche. Ici, il n’en est rien !


Sur les routes de Mada, hormis les personnes qui marchent dessus au lieu d’être sur les trottoirs,  on côtoie toutes sortes d’engins, de la baramba, en passant par le pousse-pousse à vélo ou à pied, ou encore le tuk-tuk motorisé, au taxi-brousse.
Un tuk-tuk. Vous trouvez ça flou. C'est normal, c'est Manue qui prend la photo.


D’ailleurs mieux vaut ne pas se retrouver derrières ses taxis-brousses très nombreux en ville qui sont vieux et polluants à un point tel qu’en montée, on ne voit plus la couleur du soleil.


A Mada c’est un comble !